lundi 23 novembre 2009

ON A RETROUVE LAGUIGUI !

 


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Ca faisait quelques temps déjà que David P. me parlait de ses escapades toulousaines avec Laguigui, graphiste cultissime inconnu des jeunes générations, qui a marqué au bic rouge tous ceux qui ont eu la bonne idée de faire du skateboard à la fin des années 80…

 

Ses dessins drolatiques et complètement dégénérés paraissaient dans la revue Noway et faisaient écho à une pratique du skate qui me semblait plus sauvage et libertaire qu'aujourd'hui. Et puis quel plaisir avions nous gens du Sud à tracer au milieu de ses fresques dessinées à même le sol du skatepark des P’tits pois sauteurs de Blagnac. Skatepark mythique dont Laguigui fût l’un des principaux artisans.



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Aussi, pour ce Noir de cou spécial skate à paraître très très bientôt, qui mieux qu’un Laguigui qui s’est donné corps et âmes à la planche à roulette pouvait-on débusquer pour nous parler de cette époque bénie que fût la période 1987-1992 ?

 

On est donc allé chez lui à St-Orens en banlieue toulousaine avec David, un soir d’octobre 2009 et on a pas été déçus du voyage… Laguigui nous a accueillis royalement pour un tour complet de ses nombreuses activités et lubies. 



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Il nous a tout sorti : vieux dessins, magazines de skate 80’s, stickers, photo dédicacée de Tony Hawk, commentaires et anecdotes à l’appui. Il nous a expliqué en long, en large et en travers comment les P’tits pois sauteurs étaient nés, comment ils vécurent et aussi comment ils disparurent, avec en trame de fond, ses envies, ses frustrations, et son amour immodéré pour le skate sous toutes ses coutures.



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Plus un monologue qu’une interview au final, un point de vue certes partisan mais pertinent et passionnant de bout en bout, et surtout une belle histoire racontée par un chouette mec, dont voici un extrait pour vous mettre en appétit :

 

« Quand la deuxième génération de skate est arrivée en 87-88, pour moi c'était martien. J’étais resté au slalom et au saut en hauteur… Je suis monté à Paris pour un gros événement de skate, et là j’ai vu des rampes, des gamins décoller du sol avec leurs planches et passer des troncs d'arbres. Je comprenais rien du tout. J'avais 27 ans, imagine. Je suis monté à Paris et j'ai même pas vu Paris, je suis resté au Trocadéro.



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Je suis redescendu chez moi avec toutes ces images et ces fantasmes de gamin. Je suis arrivé à Toulouse et là qu'est ce que j’ai fait ? J’étais tout seul comme un connard. Aujourd'hui, un mec de 27 ans en skate, les gens ne le regardent pas. Mais moi, à 27 ans en skate, j'avais pas l'air d'un couillon ! Donc je suis arrivé en skate place du Capitole, il n’y avait pas âme qui vive, alors j’ai commencé à faire des trucs avec des gamins en bicross. Et là ils se sont dit que c'était trop bien.

 

J’ai commencé à les exciter avec des magazines de skate que mon pote m’avait ramené des USA. Il y avait notamment un Transworld Skateboarding avec des plans de rampes. Ca a été la révélation, j’ai fait Ouahh ! Avec les petits gamins, on a commencé à délirer sur la fabrication de banks. Donc sans le savoir, j’ai fait un banks en face d'un autre banks avec un plat, et ça a fait une première rampe.

 

Du coup on a commencé à récupérer des planches à droite à gauche dans les chantiers. On pillait les chantiers. On attendait que les coffrages soient faits et que les planches de contre-plaqué soient démontées - les coffrages étaient en bois huilé - puis on les piquait pour se faire des banks avec les bicrosseurs.



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A cette période, il y avait des gros chantiers : des rocades, des autoroutes, des ponts. On récupérait du bois, en hiver, et on le planquait dans les fossés. On le transportait avec des chariots qu'on fabriquait nous même. Le lendemain, quand on repassait, les mecs des chantiers avaient tout découvert et nous avaient tout chouré. Donc on repartait à poil, à essayer de trouver le moyen de transbahuter quelques planches.

 

On a finalement rencontré un type de Bordeaux qui était peintre en bâtiment, un surfeur qui avait un camion. Putain, quelle aubaine ! C'était au moment où on construisait un nouveau pont. C'était le Pont St Pierre, avec des coffrages magnifiques tout en bois. C'était un rêve. Les jours, les mois passaient, on regardait en bas, on voyait ces coffrages toujours-là, bien huilés, on attendait l'heure H.



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Un jour en passant, j’ai remarqué qu’ils commençaient à enlever les planches. C'était le long des berges de la Garonne, alors on est arrivé en vélos et en mobylettes, pendant la nuit, et on les a prises. Les planches de contre-plaqué faisaient 3m10 par 1m53 de large, on les mettait de travers, on les coinçait sous la selle de la mobylette et on roulait comme ça. On aurait dit les oreilles de Jumbo. »



mardi 17 novembre 2009

Album du mois : ABNER JAY


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ABNER JAY True Story of Abner Jay LP (Mississippi Records)

Certes moins foufou qu’un Hasil Adkins ou qu’un Rémi Bricka (qui a quand même traversé l’Atlantique en skis flotteurs !), Abner Jay n’était pas pour autant un one man band de tout repos. "Terrible music makes good music", racontait-il dans l’intro du hit Cocaine. Des "trainées de poudre blanche sur ses idées noires", aurait pu rajouter Claude Nougaro à son propos.



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Affublé d’un harmonica, d’un banjo, de percussions de son invention (faites d’os de vaches et de poulets) et d’une langue bien pendue, ce touche à tout itinérant de l’underground d’Atlanta croisa les plus grands – Elvis Presley, Muddy Waters, James Brown, etc. – mais n’en tira aucun avantage particulier et s’éteignit dans un relatif anonymat en 1993 après 40 ans de carrière, fort d’un répertoire de 600 chansons.

Il s’essaya avec bonheur aux genres de son époque (réinterprétations folk-R’n’B et morceaux maison), à en juger la sélection présentée ici qui couvre une période indéterminée (mais vraisemblablement 60’s/70’s).


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De l'émo-punk avant l'heure ? Peut-être… Un commentateur social tout en ferveur et puissance en tout cas, boosté à l'énergie du désespoir (ces thèmes de prédilection : la drogue, la solitude, l'adultère, le chômage, le Vietnam, etc.) et une bonne balance entre une technique affûtée et des compositions simples et touchantes, servies par des enregistrements de bonne qualité.

On doit cette compilation à l’impeccable label Mississippi Records de Portland dont l'achat de chacune des sorties devrait être obligatoire sous peine de mort du petit commerce.

Un article : The Guardian

http://en.wikipedia.org/wiki/Mississippi_Records


jeudi 12 novembre 2009

REPORT MEGAMIX : BAGARRE – MEATARDS –  HALLOWEEN TRASH PARTY – GRAISSE ANIMALE ZINE



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Pas des masses de reports de concerts sur ce blog en ce moment. Je sais, et j’en suis le premier désolé. Mais que voulez-vous, l’aventure n’est pas toujours au coin de la rue et l’envie d’en découdre dans des salles désenfumées non plus… Néanmoins, j’aimerais revenir sur quelques soirées qui m’ont bien botté.

 


Merci pour la Bagarre...

 


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Bagarre



Bagarre. Un nom qui claque. C’est le nouveau nouveau nouveau groupe d’Arthur (Meatards, Polar Strong, Satan, etc.) et de LL Cool Jo (LL Cool Jo). A force de multiplier les projets musicaux chacun de leur côté, fallait bien qu’ils finissement par faire un truc ensemble.

 

Un truc garage de préférence, où Jojo décanille les chansons hypnotiques et mélancoliques du talentueux Arthur avec son farfisa super cagneux et une boite à rythme intégrée. 



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Thank You



Ils ont fait leur premier concert après seulement trois répètes en support des américains de Thank You. C’était il y a quelques semaines au St-ex et c’était plutôt une bonne soirée…



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Meatards


 

Parlons aussi des Meatards tant qu’on y est. J’ai comme l'impression qu'ils enfoncent le clou un petit peu plus à chaque concert. Je sais pas à quoi ils carburent –  la haine peut-être ?– mais toujours est-il qu’ils sont vraiment bons.



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Times New Viking


 

La dernière fois que je les ai vu, c’était en première partie des Times New Viking, pour un concentré de groove et de violence rarement entendu de mémoire de garageux (la mémoire d’un garageux ne vaut pas tripette me direz-vous). Ils partent en tournée très prochainement, aussi s’ils passent par chez vous, allez les voir, c’est le moment ou jamais.

 


Cinéma Paradiso porno...



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La soirée d’Halloween organisée conjointement par l’asso Monoquini et Guillaume Richard de Trash Times zine (cf. interview du bonhomme dans Noir de cou #1) était tout bonnement excellente.



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MC Guillaume Richard


 

L’endroit d'abord, parfait pour ce type d’événement : un garage désaffecté à deux pas de la galerie A Suivre, rempli de vampires et de goth girls prêts à vous sucez le sang. 



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Une ambiance fort sympathique et un accueil irréprochable à base de banquettes de ciné old-school et d’un grand écran top confort. Y avait même une buvette, du coup même pas besoin de planquer des binouzes dans ses poches pour picoler pendant les projections. En deux mots : ro-yal.



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Côté programmation, le début de soirée valait aussi son pesant de cacahuètes avec des courts métrages trash et des bandes annonces de films d’exploitation hyper obscurs (piquées sur les DVD Something Weird Video). 



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Mention spéciale pour le cheapo-gorissimo Bagman. Par contre, j’ai loupé le long métrage Winterbeast de Christopher Ties prévu en toute fin parce que bien claqué.



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Pour ceux qui n’ont pas eu la bonne idée de venir, sachez que le team de choc devrait remettre le couvert un de ces jours. En attendant, si vous êtes en mal de ciné-bis, rabattez-vous sur Villemolle 81, le film des Requins Marteaux, qui sera projeté à la Rock-School Barbey le vendredi 20 novembre (avec les Magnetix en concert !).

 


Gras du bide...



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Tout chaud, tout beau, le deuxième volet du zine Graisse animale vient de paraître et rassemble une nouvelle fois la fine fleur d'une certaine scène graphique bordelaise et de ses environs : 


Havec (qui signe le dessin de couv’), Anem, Astrid yskout, Camille Lavaud, Derik, Dimas Forchetti, Gabriel Boussaud, Guillaumit, Jesys Chrust, Kub, Lapin Cowboy, Lemerou, Mad meg, Mehdi, Rica, specio, Usine. 



Super bitos

Havec "super bitos"



Impression pro, 100% couleur et de belles images comme à l'accoutumée. J’ai acheté mon exemplaire à Total Heaven, vu que la soirée de lancement prévue initialement à l’Espace 29 a été annulée. Les boules, y aurait sûrement eu matière à report.


A noter que les principaux instigateurs de la revue, à savoir K et Yoko Nono, participeront au prochain Noir de cou avec un joli dessin de skate par tête de pipe...






lundi 26 octobre 2009

CHRONIQUES 45T & 12' MAXIS # 4 : FERGUS & GERONIMO, LAST RAPES OF MR TEACH / MOVIE STAR JUNKIES, YOUNG GOVERNOR, MAYYORS



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FERGUS & GERONIMO Tell It (In My Ear) (Transparent)


En parcourant les débuts discographiques de Fergus & Geronimo (deux autres 45t parus chez Woodsist et Tic Tac Totally), j'ai cru discerner deux grandes tendances musicales : d’un côté des morceaux indie-rock influencés par la sunshine-pop des Beach Boys. 


De l’autre, des trucs plus proche d’une soul 60’s lo-fi pratiquée par deux blancs-becs qui n’auraient ni les bollocs, ni la classe des soulmen d’antan, mais qui assumeraient pleinement leurs limites ("Faux Soul Indie Faggotry" peut-on lire sur leur Myspace) et en tireraient même une certaine fraicheur... 


Ce 45t est un bon aperçu de leurs talents multiples.


http://www.myspace.com/fergusgeronimo



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LAST RAPES OF MR TEACH / MOVIE STAR JUNKIES Split (Shit In Can)


J’avais entre aperçu les LROMT lors d’un show case acoustique à Bordeaux sans trop les calculer. Dommage pour moi parce que je me dis qu’ils sont quand même bons dans leur style swinging-garage-punk aux aspirations folk-pop. 


C'est frais, pas trop mal foutu et puis j'aime bien leurs voix de Mickey et leur bonne énergie communicative (alors que c’est même pas un groupe de ska). Très bien les jeunes... 


Coté Movie Star Junkies par contre, c'est pas la même limonade. Plutôt garage-blues baroque, ténébreux et désespéré, avec un premier titre échappé des sessions du terrifiant album Melville (en gros : Nick Cave, Renato Carosone et Jeffrey Lee Pierce sont sur un bateau et foutent Tom Waits à l'eau). 


Plus surprenant par contre, leur relecture du Sand de Lee Hazlewood (boite à rythme, assez lo-fi et bruitiste), complètement à contre courant de l'album. Je soupçonne d’ailleurs la petite Vermillon Sand de chanter par intermittences sur cette reprise, en remplacement de Nancy Sinatra sur la version originale... 


Peut-être bien la meilleure sortie de Shit In Can à tous points de vue (et bel objet sérigraphié qui plus est).


http://www.myspace.com/thelastrapesofmrteach

http://www.myspace.com/moviestarjunkies

http://www.myspace.com/shitincanrecords







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YOUNG GOVERNOR Hidden Love 12’ (Parts Unknown)


Hidden Love – premier moyen format du canadien Ben Cook alias Young Governor - pourrait bien être LE mix parfait entre les Descendents et Jay Reatard période Blood Vision


Vous me connaissez, je suis pas du genre à lâcher facilement des comparaisons, mais là, on y est complètement. C'est super tendu et pop à la fois, Comme chez Jay Reatard, avec des breaks alambiqués et des enchaînements de plans carrément épileptiques comme chez les Descendents. Qui plus est, les lyrics sont super emo et le son crunchy 2000… 


Ce mec est VRAIMENT bon. Dois-je rappeler qu'il joue aussi de la guitare dans Fucked Up, les Marvelous Darlings et The Bitters ?


http://www.myspace.com/younggovernor

 




Mayyors live



MAYYORS Deads 12’ (???)


Après deux excellents 45t édités en toute discrétion (pas de site internet ni de promo, labels fantômes, pressages ultra limités, etc.) - un comble pour un groupe aussi bruyant - les Mayyors reviennent avec un vrai maxi doté d’une "vraie" pochette (white label + tampon avec les titres) et d’un semblant de distribution. 


Quatre nouveaux titres de noise-punk accordé bien bas à se coller dans les ratiches, le genre de noise punk avec une grosse araignée au plafond, hypra concis et plus directs que jamais. 


Comme d’hab’, le EP est produit par Chris Woodhouse, leader du groupe et génial tripatouilleur de boutons pour les Oh Sees, A-Frames, Dipers, etc. Matez donc la vidéo les gars, c’est le son du futur.

mercredi 21 octobre 2009

AFRICAN APPAREL - ROUND 2



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African Apparel, notre marque préférée de T-shirts, sort ces jours-ci DEUX NOUVEAUX modèles super beaux et extra doux, surfant sur la vague du succès foudroyant du premier motif (le Bob Marley/Jimi Hendrix). On en parlait il y a quelques semaines, souvenez-vous.

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Des must-have comme on dit par chez eux




Intrigué par l’engouement suscité par la marque de mon vieux pote Cedge, je suis allé dans son headquarter à Bristol pour juger sur pièce, voir de quoi il en retournait exactement…

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…Effectivement, on s’est bien retourné la tête puisque Cedge avait vaguement improvisé le lendemain de mon arrivée un photo-shoot pour promouvoir African Apparel. Milo, un artiste/branleur local devait faire le modèle d'un jour.



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Milo s'est révélé être l’ambassadeur parfait pour une journée ma foi fort mouvementée.



Le photo-shoot s’est très vite transformée en tournée promotionnelle des pubs (pas du tout improvisée celle-ci, on est des pros du pub). Et comme ça suffisait pas, on a enchaîné les soirées chez les kids, façon party crashers.


Maximum prise de risque et conditions extrèmes pour tester ce que Milo avait sur le bide. Fallait bien ça...




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Cliquez sur une image pour voir le photo-reportage complet !

En fin de soirée, le verdict est tombé : les motifs « fantaisie » des T-shirts African Apparel ont fait un tabac.

Ils ont agis tels des sésames nous ouvrant les portes de la nuit, suscitant de bonnes poilades dans les assemblés, résistant aux projections de liquides les plus improbables et aux dancefloors les plus foufous.

De la bonne came. Bravo les gars.


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"C'est pas tout mais faut ranger le matos maintenant"

dimanche 11 octobre 2009

Chroniques 45t #3 : FRANCIS HAROLD AND THE HOLOGRAMS, FLIGHT, LITTLE GIRLS, THE PHEROMOANS




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FRANCIS HAROLD AND THE HOLOGRAMS Mirror of Fear (Hozac)


J’aime beaucoup les pochettes de disques des Holograms, exclusivement des mises en scènes sacrificielles comme on en voit chez les groupes de death-metal. Sauf que là, c'est du Technicolor un peu cheapos et presque drôles, pour peu qu’on est l’esprit mal tourné. 


Côté musique, Les Holograms font du death-punk rallongé. Une poignée d’accords qu’ils touillent et retouillent jusqu’à l’engourdissement. Une vraie spirale infernale, de quoi s’enfoncer des cuillères dans les yeux tellement c’est lourdaud, braillard et malsain. Encore un truc qui va faire des heureux dans les rangs du fond, à coup sûr...

http://www.myspace.com/francisharoldandtheholograms



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Couv' de l'album




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FLIGHT S/t (Sweet Rot)


Y a un truc qui m’empêche d’adhérer à 100% à Flight, mais ça ce joue à pas grand chose. Peut-être le son, trop crade. Peut-être le genre, trop saturé de groupes (lignée The Intelligence, Blank Dogs, etc.). 


Malgré tout, je pense qu’ils ont suffisamment de personnalité, suffisamment de culture musicale sous le coude (garage, cold, punk, rock 70’s, psyché, j’en passe et des meilleures) pour faire de grandes choses. Et puis le côté lo-fi, c’est plus un choix qu’un cache misère, si on fait gaffe aux parties guitares qui sont quand même hyper chiadées. A suivre de près, donc.

http://www.myspace.com/inflighttunes

Téléchargeable là : http://teenagelobotomies.blogspot.com/

 



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LITTLE GIRLS Youth Tunes/Venom (Captured Tracks)


Les Little Girls font partie de cette mouvance cold/post punk US à la Crystal Stilts, Crocodiles, etc. 


Je suis pas un dingo du genre, ni des disques de Little Girls en général, mais la face B de ce 45t me rend complètement marteau, car outrageusement simpliste et scandaleusement attractive : boite à rythme, basse minimale (3 notes à tout casser), chant d’outre tombe aux contours un peu flous et guitare économe qui déboule seulement en fin de parcours. C’est tout con mais l’effet est top. J’adore.

http://www.myspace.com/littlelittlegirls

Téléchargeable là : http://staticfuzz.blogspot.com/




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THE PHEROMOANS Revamper (Convulsive)


Touché stomp-punk, raideur post-punk, déviance art-punk. Premier 45t plein de promesses de jeunots british touchés par la grâce et qui font déjà de la musique de vieux élégants. 


Un jeu sec, froid, éthéré, décalé et surtout ce phrasé parlé à la Mark E. Smith qui donne au groupe un charme désuet/destroy. Hyper anglais. Hyper bien. Un autre 45t est prévu chez Yakisakana Records, je fonce de ce pas fracasser la porte du fabriquant de disques pour me le procurer.

http://www.myspace.com/pheromoans

Téléchargeable là : http://nonameleeds.blogspot.com/




mardi 29 septembre 2009

ACHIERPOINTCOM ZINE # 5



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Un zine pointu et déconneur qui revient d'entre les morts, édité par les mecs de Shit in Can Records. Marius Billabong, Matthieu Oxbow, Philippe Quicksilver, etc. (c’est l’équipe) y parlent en connaissance de cause de garage rock et de cinéma d’exploitation.


La « drogue » est le fil conducteur de ce numéro, la thématique du mois. Du pain béni.



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Pour la partie musicale, que des interviews en prise live - à l’ancienne et à l’arrache - des Magnetix, Woven Hand, King Automatic, Sheriff Perkins, etc.


Bon, généralement, on crie rarement au génie quand on survole une interview de garageux. C’est parfois la fête du slip. Mais ces entretiens se laissent lire et je dis respect pour l’immersion totale – et risquée – dans le sujet.



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Le poster !


La partie cinéma, par contre, est plus cadrée donc plus solide. On y trouve une conférence de presse de Matt Groening et David Sliverman (Les Simpsons, Futurama), pas avares en anecdotes.


Une interview passionnante de Noel Lawrence, porte parole du cinéaste underground J.X. Williams qui, selon la légende, aurait pondu le meilleur film expérimental du monde, sauf qu’il n’a été projeté qu’une fois devant 30 personnes avant que la mafia (productrice du film) ne s’empare des bobines. Encore un de ces destins brisés dont les revues de ciné bis ont le secret.


Enfin, une excellente filmographie sélective, originale et brièvement commentée ; The Connection est un putain de film sur la drogue, je confirme !



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Pour le reste, plein d’autres trucs que je vous laisse le soin de découvrir, parce qu’on va pas y passer la journée non plus. Mieux vaut commander directement l'objet, vous gagnerez du temps.


Avec un peu de chance vous pourrez même coupler votre commande avec le split 7" The Last Rapes of Mr Teach / Movie Star Junkies (cool reprise de Lee Hazlewood), et le LP des Horribly Wrong, deux disques qui doivent paraître très prochainement chez Shit in Can Records.


Si c'est pas un forfait-garage-contrat-confiance clef en main, je ne m'y connais pas.


Contact : achierpointcom@achierpointcom.com